Cet article vous était donné à lire dans un contexte particulier celui de la restriction de libertés individuelles que confère la proclamation de l’Etat d’urgence en France suite aux attentats du 13 novembre 2015 perpétrés à Paris et à ceux du 22 mars 2016 officiellement revendiqués par l’Etat Islamique. Sans oublier, le danger que représentait l’article 6 de la loi Travail du gouvernement Valls allant vers plus de communautarisme et de libéralisme.

Nos concitoyen.ne.s ont visiblement l’air outré.e.s ou indigné.e.s par le terrorisme islamique de manière un peu plus unanime que lors de la tuerie de Charlie Hebdo ayant donné lieu au fameux discours « oui mais ils l’ont bien cherché ». Pourtant, les violences salafistes avaient déjà débuté un certain 11 septembre 2001 avec le spectaculaire détournement de deux avions par des djihadistes visant à provoquer un crash sur les tours jumelles du World Trade Center à New York, un scénario digne d’un film hollywoodien. Ainsi, les puissances pétrolières des pays du Golfe et l’Arabie Saoudite en tête déclarent la guerre en bonne et due forme à l’Occident et par la même occasion font savoir au monde entier leur souhait de bâtir à leur tour un empire qui cette fois sera islamique et bien entendu totalitariste. Qu’avons-nous fait depuis le 11/09 ?

Nous évoluons dans des temps marqués par une recrudescence de l’extrémisme politique et/ou religieux (toutes confessions et sectes confondues) ce qui est évidemment un réel danger pour la laïcité. Les atteintes à la laïcité se télescopent aisément avec des problématiques liées à la sécurité nationale du fait que les extrémistes en présence ne sont pas pacifiques ou refusent tout bonnement de se plier aux lois de la République.

Le titre de cet article fait référence à une répartition ludique des rôles comme au cinéma afin de décrire les  « faux laïques », dont les extrêmes droites font évidemment partie. La situation actuelle ressemble étrangement à un mauvais film mais avec une mise en scène savamment orchestrée. Le choix éditorialiste relatif à la description des « faux laïques » fait suite à une discussion entre ami.es sur le sujet mais aussi à la nécessité de clarifier les choses. L’expression « faux laïques » insuffle assez justement la notion de supercherie et de trahison. Ces termes ont tout d’abord suscité de l’étonnement puis une certaine incompréhension de ma part d’un point de vue sémantique. En mon sens, soit on est laïque ou soit on ne l’est pas, les « faux laïques » sont indubitablement de « vrais multiculturalistes », des personnes farouchement opposées à l’universalisme, favorisant le communautarisme et in fine des anti-républicain.e.s pouvant être. Ces personnes sont particulièrement dangereuses lorsqu’elles réussissent à infiltrer le système politique et institutionnel du pays. Mais, un.e laïque qui se tait ou qui se trompe lourdement sur l’arbitrage d’un accommodement religieux par exemple devient un « mauvais laïque » et non pas « faux laïque » si son jugement est erroné sur telle ou telle question (ou encore un potentiel faire-valoir pour les dits multiculturalistes que ce dernier pense sincèrement combattre). D’où la nécessité de bien définir les concepts, les idées et de maintenir une culture laïque dans notre société afin que la connaissance des fondamentaux de la laïcité soit une norme.

Pour ce qui concerne la laïcité, l’heure est grave et il est grand temps de se positionner clairement car désormais la neutralité est synonyme d’une mise en danger de nous tous et toutes. Compte tenu l’urgence de la situation actuelle, nous ne pouvons décemment plus nous contenter d’être les spectateur.rice.s de ce mauvais film, qui se joue sur tous nos écrans alors… quel rôle voulez-vous jouer celui du « Bon », de la « Brute » ou du « Mutlticulturaliste » ?

 

Le « Bon »

Le « Bon » serait un personnage sensé connaître les principes de la laïcité « tout court » donc non adjectivée, partager sa connaissance, refuser d’être réduit au silence. Le « Bon » désapprouve la lâcheté des débats et chercherait à débusquer les imposteurs (ne tombant pas dans les subtils pièges du communautarisme) et bien entendu sachant lutter contre le multiculturalisme sous toutes ses formes afin de ne pas laisser le champ libre à l’obscurantisme qui lui-même favorise l’essor du populisme.

La « Brute »

La « Brute » serait un personnage faisant usage de la violence tant sur le plan psychologique, intellectuel que physique afin d’imposer sa haineuse idéologie politico-religieuse soit par la peur, la force, la manipulation mentale ou un « terrorisme orwellien» du langage auprès de quiconque voudrait bien l’entendre. Les mots précèdent généralement les actes et l’Histoire nous a enseigné que les dictateurs arrivent souvent démocratiquement au pouvoir. Ce personnage se cherchait malgré tout une respectabilité auprès des journalistes, des instantes dirigeantes ou des institutions. La « Brute » doit surtout savoir se faire passer pour une victime en utilisant des procédés tels que le double discours, la culpabilisation d’autrui, la remise en cause permanente des valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité, laïcité, solidarité). La ‘Brute » fera état d’une ambiguïté toute relative lorsque des attentats sont perpétrés par exemple avec en trame de fond la ferme intention de peser sur les décisions du pays, via un efficace travail de lobbying à des fins contraires à l’intérêt commun ou tout simplement par la légitimation du recours au terrorisme ou à des crimes racistes.

Le « Multiculturaliste »

Le « Mutlticulturaliste » serait un personnage sensé s’opposer à l’application stricte de la laïcité, favoriser le désengagent de l’Etat, collaborer main dans la main avec les communautaristes, approuver ou défendre bec et ongles les accommodements religieux, accepter les inégalités femmes/hommes, s’opposer au progrès social, refuser de porter haut et fort les valeurs du socle républicain. Le « Multiculturaliste » doit occulter le danger que l’extrémisme religieux et/ou représente pour la collectivité, opter pour la duplicité dans le discours et dans les actes tout comme la « Brute ». Par ailleurs, il mettra un point d’honneur à s’adonner au clientélisme électoral, à refuser de lutter contre l’abstention ou à refuser toute réflexion sur un projet à la hauteur des attentes de ses concitoyen.ne.s. Le « Multiculturaliste » se donne des airs d’altruisme dans sa promotion d’une laïcité adjectivée et vidée de tout son sens, pour mieux masquer sa lâcheté face au fascisme rampant et à la « lepénisation » des esprits.

 

La laïcité est-elle un « gros mot » ?

Dans ce pays laïque qu’est la France, les graves entraves à la laïcité ont atteint des sommets à tel point que la célébration de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat semble à la fois surréaliste et cruellement d’actualité. L’influence grandissante de La Manif Pour Tous sur le plan politique, le regain d’intérêt pour le djihadisme et les croissantes demandes d’accommodements religieux du mouvement loubavitch entre autres sans oublier les sectes qui jouissent d’une certaine tranquillité.

Le communautarisme et le fait religieux ont pris une place tellement importante dans notre société et dans l’espace médiatique, que les laïques sont soit absent.e.s soit souvent nommé.e.s péjorativement ou encore directement accusé.e.s de racisme, de stigmatisation et même de meurtre par les anti-IVG. A les écouter, la laïcité serait la source de tous les maux de la terre – il est question d’un rapport de force actuellement favorable aux extrémistes religieux et politiques largement favorisé par le clientélisme religieux des politiques. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’exister en tant que laïque consiste à s’attirer quotidiennement les foudres des anti-républicain.e.s qu’il s’agisse des idéologues, des prédicateurs, des fondamentalistes religieux, des communautaristes, des extrêmes droites – tout ceci sous le regard bienveillant sinon complice de la classe politique qui n’hésite pas à faire de la récupération. Les nombreux détracteurs de la laïcité ont tout intérêt à charger les laïques, à les discréditer et à détourner le sens même de la laïcité en maintenant une pression permanente sur ces dernier.e.s et en les forçant sans cesse à se justifier sur leurs positions légitimes par médias et/ou tribunaux interposés.

Les idéologues, les identitaires, les prédicateurs, les extrémistes religieux, les communautaristes, les multiculturalistes et les extrêmes droites sont des acteur.rice.s incontournables de ce que l’on appelle le patriarcat. En l’occurrence, un système d’oppression des femmes et des enfants qui a pour objectif de maintenir la domination masculine sous couvert de religion, d’ « antiracisme » ou encore avec le prétexte de la « culture ». C’est comme si on disait que l’égalité ou l’émancipation était pour les autres – si vous refusez cette effroyable et violente vision sociétale, vous serez indubitablement désigné.e comme le mauvais élément.

 

La laïcité est-elle (vraiment) si difficile à appliquer ?

La laïcité est le principe de séparation de l’État et des religions et donc celui de l’impartialité ou de la neutralité de l’État à l’égard des toutes les confessions religieuses (avec in fine des institutions indépendantes d’un clergé quel qu’il soit). La laïcité n’est donc pas contre les religions, bien au contraire, c’est même une condition sine qua none à une égalité de traitement entre toutes les religions justement via la non-reconnaissance d’une religion d’État en s’attachant toujours à ce qui est commun. La laïcité est un cadre politique et juridique qui met les citoyen.ne.s sur un pied d’égalité qu’il s’agisse de croyant.e.s, d’athées ou d’agnostiques et bien sûre sans distinction de genre, dans le total respect de la liberté de conscience (à savoir la liberté de croire, de ne pas croire et de changer de religion). La liberté de conscience s’applique aussi aux enfants et notamment dans le cadre scolaire qui est un enjeu considérable pour la laïcité. Les attaques contre la laïcité sont nombreuses, d’une très grande intensité et bénéficiant d’une incroyable caisse de résonance dans les médias et dans les différentes couches de la société, tel un liquide qui se répand au vu et su de tous. Ces atteintes à la laïcité sont amplifiées par le clientélisme des politiques à l’échelon local, régional ou national et dans l’entretien de relations diplomatiques avec des pays finançant l’intégrisme (en raison de l’absence d’indépendance énergétique ou d’alternative à l’énergie fossile entre autres). L’électoralisme et l’adhésion au modèle néolibéral a pris le dessus sur la puissance publique, qui elle-même doit être garante de l’application des principes républicains sur son territoire. Le communautarisme demeure une posture de défiance des lois de la République mais également celle du refus de respecter les règles de vie de la collectivité qui s’appliquent à tous et toutes. Les communautaristes sont persuadés que c’est au contraire à la collectivité de se plier aux exigences du modèle multiculturaliste ou confessionnel et tout ceci dans le profond mépris de l’héritage culturel du siècle des Lumières, des philosophes ou des grand.e.s penseur.euse.s. De plus, les innombrables personnes ayant sacrifiées leur vie pour le combat de la laïcité sont sciemment effacées de la mémoire collective, d’un simple revers de main, dans le style « ni vu, ni connu, je t’embrouille ».

Nous ne pouvons pas aborder le sujet du recul de la laïcité sans parler du vivre ensemble ou des effets dévastateurs du virage néolibéral de la France des années 80 qui a affaibli l’Etat et accrue les inégalités (avec notamment le phénomène de chômage de masse). Une corrélation entre l’avènement du néolibéralisme et l’existence d’un terreau fertile à l’intégrisme n’est pas une idée farfelue. Ces deux réalités s’opposent à l’universalisme et à la démocratie qui sont elles-mêmes intrinsèquement liées à la laïcité. Un pays néolibéral met généralement un point d’honneur à réduire les dépenses publiques et la France n’échappe pas à cette règle. Nous avons assisté à un désengagement massif de l’Etat allant jusqu’à laisser les communautaristes occuper complètement le terrain social, ce qui s’est traduit par d’importantes coupes dans les budgets des associations tissant du lien social. Le capital est au cœur de la réflexion néolibérale, non pas l’humain, et encore moins le vivre ensemble (d’où une négation des libertés ou des droits humains). Par conséquent, les consommateur.rice.s se substituent aux citoyen.ne.s. L’individu.e se retrouve broyé.e dans une communauté religieuse, exerçant par la même occasion une pression supplémentaire sur les athées ou les agnostiques. Le multiculturalisme remplace insidieusement l’idéal républicain, où la religion serait désormais présentée comme un « droit » dans l’espace public alors cela relève strictement de la sphère privée. Pour finir le discours du « moi je », celui des accommodements religieux, supplanterait progressivement celui du respect des règles de la collectivité (ou juste de l’application simple de la loi). La logique néolibérale s’efforce de rendre ceci comme quelque chose inéluctable, ou pour le moins acceptable ; tout comme l’idée selon laquelle tout peut s’acheter, se vendre ou se louer. Les services publics devraient alors être réduits à de simples prestations de services vendues à des client.e.s et non pas un service au public en l’occurrence aux citoyen.ne.s.

Les femmes et les enfants sont souvent les premières personnes touchées par les violences économiques et patriarcales d’où cette volonté d’aller vers toujours plus de « marchandisation du corps » dans cette course effrénée vers la maximisation du profit. Nous pouvons voir l’illustration de cette marchandisation par exemple dans le flot d’images de l’hypersexualisation des corps pour vous vendre un produit, perceptible dans les médias, dans la défense du système prostitutionnel (y compris pour les mineur.e.s), dans le laissez-faire de l’industrie pornographique et pour finir dans la banalisation du recours aux « mères » porteuses (GPA). L’achat d’un bébé est d’une violence inouïe nous faisant littéralement basculer vers la barbarie puisqu’il serait soit-disant normal d’accorder une valeur mercantile à des êtres humains. L’autre manipulation consiste à entretenir une confusion entre la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Gestation Pour Autrui) ou pire encore à les mettre au même niveau. La PMA permet aux femmes célibataires ou en couple qu’elles soient hétérosexuelles, bisexuelles ou lesbiennes d’avoir un enfant au moyen d’un don de sperme qui sera fécondé avec leur ovule. En revanche, la GPA consiste à avancer l’idée que le ventre des femmes est une marchandise comme une autre tout comme le nourrisson qui naîtra d’ailleurs et transformant d’un coup de baguette magique, une grossesse en une banale « prestation de service » et un bébé en un vulgaire « produit » dont l’acquisition fera l’objet d’une transaction financière. Certains défenseurs de la GPA vont jusqu’à comparé la Gestation Pour Autrui avec la notion de « commerce équitable » à savoir qu’un service est rendu en échange d’une somme d’argent car il y a des femmes qui « adorent tomber enceintes » alors il serait dommage de ne pas en tirer un bénéfice financier puisque nous vivons dans une ère pleinement néolibérale. Cette commercialisation de la parentalité favorisée par la présence d’ « acheteurs » est l’exploitation des femmes pauvres et une grave atteinte aux droits humains – sans oublier les impacts psychologiques pour les femmes et les enfants, les risques sanitaires et même le décès de ces femmes suite à une grossesse. La mise en danger de certains nourrissons exposés à la pédocriminalité, à la traite d’êtres humains (revendus par des trafiquants) et les dérives telles que la création d’une « usine à bébés » personnelle par le milliardaire japonais Mitsutoki Shigeta ou le refus d’un enfant trisomique par un couple acheteur : ces aspects sont généralement occultés dans le débat. Le patriarcat c’est aussi les gays pro-GPA qui parlent de droit à l’enfant et non pas des droits des enfants d’un point de vue universaliste et s’entêtent à ne pas envisager l’adoption. Ils se présentent aussi comme des victimes d’inégalités (tout comme dans la prostitution où les « clients » à vrai dire des violeurs seraient juste de pauvres hommes avides de sexe victimes de leurs pulsions). Donc, si vous avez une capacité financière suffisamment importante, vous pourrez achetez un être humain, n’est-ce pas une glamourisation de l’esclavage ? Les extrémistes religieux et politiques sont généralement opposés à la PMA et la GPA sans faire le distinguo compte tenu de leur hostilité envers les les couples de même sexe entre autres. La laïcité est indissociable de l’égalité femmes/hommes et des droits des enfants, donc du féminisme, et vice versa le féminisme ne peut s’envisager sans l’exigence d’une réflexion laïque.

Au sujet des islamistes, la confiscation de la parole est double à savoir celle des musulman.e.s laïques en s’autoproclamant comme porte-parole et celle des autres laïques, athées, agnostiques via l’accusation presque systématique de racisme pour saboter le débat contradictoire. Il est apparemment aisé d’accuser une personne laïque de racisme bien que cela soit une accusation grave – la posture victimaire des islamistes est une excellente stratégie et l’utilisation de l’argument du passé colonial à des fins propagandistes est là pour enfoncer d’avantage le clou (si d’aventure vous oseriez faire usage de votre liberté d’expression). Le problème réside essentiellement dans le rapport au texte que les dits « représentants des musulman.e.s » autoproclamés pensent avoir concernant les versets violents du Coran sous l’impulsion de prédicateurs ou d’idéologues. Ces derniers ont pour objectif premier la radicalisation des esprits et facilite, par leur action, le passage à l’acte. Leur message obtient un échos auprès de certaines personnes puisque la République ou la Démocratie est visiblement en panne. Dans ce contexte, il est alors facile d’entretenir un climat de haine et d’affaiblir l’attachement à la citoyenneté de tel.le ou tel.le individu.e : il y a tout simplement une place à prendre et les islamistes la prennent. L’apparition d’un nouveau terme tel que celui de l’« islamophobie » est une parfaite illustration de la bataille idéologique à mener, en l’occurrence une pure invention de l’efficace propagande victimaire de ces dernier pour mieux vous ôter votre liberté d’expression. Il y a de forte chance que personne parmi le commun des mortels ne soit en mesure de fournir une signification claire ou objective de ce mot – de qui parlons-nous ? de sunnites ? de chiites ? de salafistes ? de wahhabites ? de combattants de l’EI (Etat Islamique) ? de musulman.e.s laïques ? de quel rite alors ? dans quel pays ? A noter qu’il ne s’agit pas du tout de dire que le racisme « anti-musulman.e » n’existe pas, au contraire, mais n’en déplaise aux islamistes ; il est tout aussi important de ne pas passer sous silence le fait que les partisan.e.s de cette théorie peuvent (également) être racistes, antisémites, sexistes et/ou homophobes par exemple. Le concept flou ou fourre-tout de l’ « islamophobie » est évidemment une façon de vous pousser à l’autocensure et de créer habilement une nouvelle forme de « délit de blasphème » dans l’inconscient collectif, pour interdire toutes critiques contre les versets violents du Coran ou contre toutes les pratiques sectaires. Ensuite, la manipulation consiste à présenter les islamistes comme de vulgaires victimes de discriminations afin d’occulter le réel danger que l’extrémisme religieux représente pour la collectivité, chose que la lâcheté des politiques favorise amplement. En fait, ce qui est plus dangereux c’est l’idée ou les idéologues à savoir ces islamistes ou salafistes, qui rationalisent la haine et non pas (uniquement) les terroristes suicidaires qui s’imaginent en super-héros de la guerre sainte contre les mécréant.e.s du XXIème siècle. Leu but est de déclencher une guerre civile comme ça on pourrait s’entre-tuer sans qu’ils aient besoin de poser des bombes (ce qui serait tellement plus pratique pour ces criminels). En outre, le fait d’avoir réussi à imposer le débat sur le voile à l’école pendant les sorties scolaires dans un pays laïque est incontestablement un succès pour les islamistes ou les partisan.e.s du multiculturalisme par ricoché. Les mères voilées donnent plus de visibilité au voilement des femmes, ce qui revient à faire une promotion (plus que subliminale) de l’inégalité femmes/hommes auprès des enfants, tout en portant atteinte à leur liberté de conscience. Le voilement des femmes est un symbole d’asservissement, de contrôle du corps et de la sexualité des femmes qui seraient « impures » au point de devoir de cacher dans l’espace public. Cette injonction vestimentaire est sexiste puisqu’elle n’est pas valable pour les hommes : ceci renforce la culture du viol puisque les femmes non voilées seraient alors « disponibles ». Par ailleurs, le voilement des petites filles se développe de plus en plus. Les femmes voilées n’ont pas besoin de pitié ou des bons sentiments que les politiques disent avoir à leur égard, mais plutôt d’être traitées sur un pied d’égalité avec les autres citoyennes qui aspirent à l’émancipation. Les enfants seront donc exposés à cette vision archaïque et rétrograde des femmes avec le concours de l’Education nationale. Le conditionnement social sera total et là encore les islamistes savent profiter d’un vide juridique au profit de leur conquête des esprits.

Les intégristes catholiques bénéficient également de ce retour en force du fait religieux, tout en capitalisant sur un ancrage plus ancien dans la société française et d’un rapprochement avec l’extrême droite et la Droite. La Manif Pour Tous (LMPT) s’est illustrée dans son opposition au mariage pour tous et toutes et dans leur vision traditionaliste de la famille, avec l’entretien des rapports de domination femmes/hommes. Le lobbying de La Manif Pour Tous a réussi à obtenir des succès tels que la pérennité des stéréotypes de genre ou le renforcement de leur vision hétérocentrée de la société. La Manif Pour Tous refuse l’application des « ABCD de l’égalité », à savoir la création d’une culture de l’égalité filles/garçons à l’école, afin d’élargir le champ du possible en termes de choix de métier pour les enfants. Il s’agit de combattre ce mal qu’est le sexisme. En outre, le gouvernement Hollande avait platement cédé à la pression de ces extrémistes, concernant la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ou l’adoption pour les couples de mêmes sexes. Il faut reconnaître que les extrémistes savent être de grands créatif.ve.s et communiquant.e.s. La Manif Pour Tous avait mis en place une propagande de grande envergure autour du concept imaginaire de la « théorie du genre » visant à susciter la peur auprès des parents d’élèves, qu’ils incitaient à faire valoir leur « droit de retrait ». La Manif Pour Tous avait pris le soin de véhiculer des rumeurs, aussi délirantes que celles de la masturbation d’enfants à l’école ou la promotion à outrance de l’homosexualité ; et tout ceci avec le soutien Farida Belghoul qui s’est elle-même alliée à Dieudonné. La Manif Pour Tous ose même se présenter en défenseuse des droits des enfants : ces derniers seraient alors exposés à un danger imminent, celui de l’égalité filles/garçons ou de la déconstruction des stéréotypes. Pourtant, La Manif Pour Tous continue à rester silencieuse sur le sujet des viols d’enfants par des prêtres (soutenus par leur hiérarchie). LMPT juge donc judicieux de mettre sous silence le fléau de la pédocriminalité au sein de l’Eglise. Civitas qui est une association catholique intégriste n’hésite pas à organiser des prières de rue contre l’homosexualité ou encore à donner son avis sur la programmation d’une pièce de théâtre jugée « blasphématoire ». Les anti-avortements ont également tout intérêt à mépriser les laïques et/ou les féministes : ils sont opposés à l’égalité femmes/hommes. Ils souhaitent donc exercer un meilleur contrôle du corps des femmes via la fermeture de centres IVG (ou la complexification de l’accès à l’avortement).

Le mouvement loubavitch (ultra-orthodoxe) opte également pour une stratégie d’entrisme, en demandant des horaires de piscine dédiés ou en cherchant à donner toujours plus de visibilité à leur pratique religieuse dans l’espace public. L’allumage de chandeliers géants dans des centaines de lieux lors de la fête de Hanouka en est la parfaite illustration. Par ailleurs, le financement par les contribuables de crèches confessionnelles a défrayé la chronique compte tenu de son atteinte à la laïcité. La question de l’égalité femmes/hommes se pose aussi en ce qui concerne le voilement des femmes (ou cette obsession des religieux envers la chevelure des femmes). De plus, certaines femmes juives subissent un chantage ou un calvaire au moment du divorce, car dans le judaïsme cet acte dépend du bon vouloir du mari. Le précieux sésame du « Guett » est un document rédigé à la main sur un parchemin – adressé à l’épouse qui lui permet d’officialiser à son tour la rupture du contrat de mariage.

L’extrême droite tente une OPA sur la laïcité et ose même s’improviser en fervente défenseuses des valeurs républicaines. La duplicité ou l’inaction des autres partis politiques sur ce sujet est une cause de cette main mise de l’extrême droite. Les frontistes reprennent dans leur programme les revendications des extrémistes chrétiens tels que La Manif Pour Tous. Les élulu.e.s du Front National ont à plusieurs reprises refusé de célébrer des mariages homosexuels mais accepté l’organisation de prières de rue ou l’installation de crèches de Noël (au sein d’un bâtiment à caractère public). Le FN n’hésite pas à supprimer les subventions d’associations culturelles ou liées aux droits LGBT sur des critères purement religieux et/ou raciste justement.

Les partis de Droite comme de « Gauche » financent à tour de bras des lieux de cultes, des écoles religieuses, des associations ayant une salle de prière dans leurs locaux par exemple. Ces décisions politiques mettent en évidence leur profond mépris de la loi de 1905 afin de servir leur cynique et perverse logique électoraliste. Ainsi, des élus déroulent le tapis rouge aux communautaristes jugés alors comme des interlocuteurs crédibles de la République. Le clientélisme religieux asphyxie au passage les énergies citoyennes en faisant la sourde d’oreille auprès des lanceur.euse.s d’alerte. La classe politique dans son ensemble a globalement choisi d’abandonner les valeurs républicaines au profit du néolibéralisme et d’une vision mutlticulturaliste de la société – au lieu de résister à la horde d’extrémistes – préférant la compromission à la défense l’idéal républicain. Les politiques pensent à tord pouvoir acheter une paix sociale sous couvert d’antiracisme et d’électoralisme en mettant la laïcité à l’index, mais il n’est rien. Le peuple continue à payer le prix du sang de leur incompétence et de leur irresponsabilité.

Finalement, les institutions sont le reflet fidèle de cette posture anti-laïque et anti-féministe de la société française tels que l’actuel Observatoire de la Laïcité, la direction du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) par l’organisation islamiste UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), le concordat d’Alsace et Moselle, le Ministère de l’Education Nationale qui ne soutient pas son personnel, continue à accorder un agrément aux écoles religieuses et cède à la stratégie d’entrisme des islamistes en banalisant le port du voile à l’école sur le temps scolaire via la présence d’accompagnatrices portant un signe religieux ostentatoire ou encore l’infiltration des fiches « S » (radicalisation) dans la fonction publique etc… . En outre, il est assez surprenant que même la franc-maçonnerie pourtant historiquement attachée à la laïcité fasse preuve d’une grande frilosité ou discrétion sur le sujet – donnant ainsi l’image d’être aux abonné.e.s absent.e.s.

Et vous… quel rôle voulez-vous jouer ?… celui du « Bon », de la « Brute » ou du « Mutlticulturaliste » ?

Par SAMINT

 

 

Sources :

– Intervention de Henri Pena Ruiz sur les fondamentaux de la laïcité (Vidéo)
https://www.youtube.com/watch?v=0I962xIRSew

– Henri Pena-Ruiz : « On a le droit de critiquer des croyances » (Vidéo)
https://www.youtube.com/watch?v=gsB9zye3nxc

 

 

 

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